dimanche 20 janvier 2008

Au Gros Homme, La Patrie Reconnaissante

Jeudi 17 janvier 2008 Yvan-Chrysostome Dolto, dit Carlos, s’est éteint laissant derrière lui une France écrasée par tout le poids… du chagrin.


Carlos c’était mon ami, ton ami, notre père spirituel à tous.


Bien sûr les jaloux, les bien pensants ne se souviendront que de ce triste soir du 6 mai 2007 où, de toute évidence égaré par la maladie, il s’était rendu place de la Concorde pour entonner la marseillaise au côté de Mireille Mattieu et d’Enrico Macias.
Mais cela n’est pas Carlos.


Carlos c’était avant tout ce jongleur de la langue française. Biographe attitré de Toto, il savait aussi composer, dans la lignée de Brel ou de Brassens, de vibrantes chansons populaires, au sens noble du terme, abordant avec légèreté mais sans jamais être vulgaire des thèmes tels que le tourisme sexuel dans Tirlipimpon sur le Chihuahua : « touche mes castagnettes, moi je touche à tes ananas ». Il a été le seul chansonnier français à interpréter avec succès et sans grossièreté une chanson sur son phallus, le fameux «Papayou ».


Fer de lance de l’humour gaulois, inventeur du « dis camion: pouet pouet !» et du « tire sur mon doigt », il était avant tout un grand poète qui a su tout au long de sa vie faire rimer « grâce » avec… « graisse ».


Le chagrin dans lequel sa disparition prématurée nous plonge pourrait peut-être amener certains à se lamenter, et à faire face à la mort avec l’éternelle question : Pourquoi lui ? Pourquoi si tôt ? Pourquoi Carlos ?

Pourquoi pas Bigard ?


Mais cela ne serait pas lui rendre dignement hommage, lui qui a dédié sa vie à nous transmettre sa jovialité, c’est avec le sourire que nous devons lui dire adieu.


Carlos, qui a éclairé ma vie et lui a donné un sens, voici pour toi un dernier big bisou.


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